NOUVEAU BLOG

Je change une nouvelle fois de blog, mais cette fois c'est la dernière. Je déménage sur Canalblog qui est bien mieux que Skyblog :

!!! NOUVEAU BLOG !!!
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# Posté le mardi 19 février 2008 09:36

2001 : L'ODYSSEE DE L'ESPACE

2001 : L'ODYSSEE DE L'ESPACE
Hier j'ai revu 2001 : l'odyssée de l'espace pour la 4ème fois. C'est à chaque fois une expérience unique, peut-être le plus grand film de tous les temps. Le gnoticisme dans toute sa splendeur pour un chef d'oeuvre intemporel à dimension universelle. Au-delà du Cinéma, Kubrick a réalisé un chef d'oeuvre d'une profondeur et d'une complexité étourdissante qu'on ne se lasse pas de revoir. Je ne m'étalerai pas davantage, je ne ferai pas une critique détaillée du film, c'est impossible, ça me dépasse complètement, c'est trop énorme pour être qualifié par des mots. Je tenais juste à en parler car hier, j'ai bien failli pleurer devant 2001...

# Posté le mardi 19 février 2008 05:11

NO COUNTRY FOR OLD MEN

NO COUNTRY FOR OLD MEN
No Country for Old Men

Un film de Joel & Ethan Coen

Avec Josh Brolin et Javier Bardem

2007

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO


L'année cinéma 2008 commence assez mal. Tout le monde disait tellement de bien du nouveau Coen que l'attente devenait insupportable. On parlait de chef d'oeuvre, de véritable renaissance, les critiques ont loué à l'unison les mérites de ce film. Cette impatience qui me démangeait depuis des mois s'est finalement soldée par une amère déception. Les conditions de la séance n'étaient pas top, je l'avoue (avec un son assez pourri, des vieilles qui se marrent à chaque scène flippante pour se rassurer et un mec derrière moi qui faisait des bruits bizarres), mais elles n'y sont à mon avis pour rien. Comme l'indique le titre, les vieux hommes n'ont pas leur place dans ce pays ; le spectateur non plus. Largué du début à la fin, on devient un témoin impuissant d'événements qui nous dépassent, d'une intrigue qu'on ne cherche pas à nous expliquer. On doit se débrouiller avec ce que l'on veut bien nous donner, le film se plaît à se sentir supérieur et à nous rendre tout petits et impuissants. Il fait de nous ce qu'il veut, il nous manipule, nous triture, nous écartèle, nous torture jusqu'aux 15 dernières minutes où l'imposture saute aux yeux. No country for old men se clôt dans un flou pseudo-artistique, subitement, sans explication, il ne se soucie plus du spectateur, il fait sa vie tranquillement, oubliant en route qu'un film se base avant tout sur le partage plutôt que sur la démonstration de talent.

Et du talent, les frères Coen n'en manquent pas ! Indéniablement doués, ils savent faire preuve de génie. Leur filmographie est parsemée de coups de maître dont se démarque le magnifique The Barber, leur grand et unique chef d'oeuvre. Barton Fink, Fargo, The Big Lebowski, O'Brother sont autant de perles qui tissent peu à peu une oeuvre assez personnelle et humble. Ce qu'il y a d'extraordinaire dans ces films, c'est qu'ils semblent parfois échapper complètement au contrôle des réalisateurs ; véritables électrons libres, ils virevoltent dans tous les sens, s'égarant parfois quitte à être maladroits, mais toujours en établissant une étroite complicité avec le spectateur. Jubilatoires et souvent jouissifs, les films des Coen sont un concentré de plaisir. Assez éclectique, leur filmographie est aussi inégale, en témoigne les deux derniers ratages en date que sont Ladykillers et Intolérable cruauté. Conscients de ce déclin, Joel & Ethan Coen semblent vouloir se reprendre en main avec No country for old men. Mais à trop vouloir tout maîtriser pour faire le mieux possible, leur film devient complètement hermétique, prisonnier de ses fabriquants qui le contrôlent dans les moindres détails.

Tout le film est une chasse à l'homme sans temps mort où Llewelyn (Josh Brolin), un gars sans histoire est poursuivi par un psychopathe dangereux (Javier Bardem), après avoir trouvé une mallette contenant une énorme somme d'argent en plein désert. Grands moments de terreur à la clé, explosion de violence et de gore, les scènes mémorables s'enchaînent, on est happé, prisonniers du film comme celui-ci l'est de ses créateurs. Il faut avouer que c'est diablement efficace, la mise en scène est impeccable, la photograhie très jolie, les acteurs excellents... Mais ce n'est pas tout de s'emparer du spectateur et de le tenir en haleine, il faut aussi partager des choses avec lui. Le message que le film cherche lourdement à faire passer est plat, le film entier souffre d'un sérieux manque de substance et de relief. Les 15 dernières minutes gâchent tout. Les défauts du film sautent alors aux yeux, le spectateur se retrouve livré à lui-même, aussi hermétique au film que celui-ci l'est à lui. Cette pseudo-fin lourdingue traîne en longueur et n'apporte rien, elle nuit même carrément au reste du film. Peut-être était-elle similaire dans le bouquin de McCarthy, mais elle est en tout cas très mal traitée à l'écran. Dans un étrange élan mélancolique, les scènes de dialogue sans saveur qui se veulent philosophiques se succèdent mollement, ne servant tout juste qu'à expliquer le titre et aggravant les problèmes de rythme qui ponctuaient déjà le reste du film, plongeant ainsi le spectateur dans l'ennui. On n'attend alors plus qu'une chose : que ça se finisse, que la chute arrive. Mais pas de chute et pas vraiment de fin. Le film devient plat, vide, superficiel, sans véritable intérêt. Peu d'idées, peu d'émotions, aucune complicité avec le spectateur. Le film s'enferme dans son auto-satisfaction et nous largue au passage. Les Coen auraient mieux fait de faire dans la simplicité ou alors creuser bien davantage leur sujet et mieux travailler le rythme. Des problèmes liés aux ellipses mal placées sont également à souligner, ils participent d'ailleurs grandement à plomber le rythme du film ; celles-ci seraient censées renforcer l'action par son absence de représentation à l'écran mais ne font en fait qu'agacer et gâcher notamment [SPOILER] la mort de Llwelyn qui aurait été bien plus forte si elle avait été représentée (même si le risque était de se répéter). Encore une fois, peut-être ces ellipses étaient-elles dans le roman d'origine, mais ce qui rend bien à l'écrit ne rend pas forcément bien en image et il faut savoir s'adapter à la situation... On a l'impression que les Coen veulent se la jouer "mystérieux" et faire dans l'inattendu pour impressionner, mais ça ne fonctionne pas et le film tourne à vide, s'effondrant alors comme un cake mal cuit. Tout paraît racoleur et sans surprise. Reste que dans le fond, le film n'est pas foncièrement mauvais, certaines scènes sont anthologiques et l'intrigue se laisse suivre jusq'au dernier quart d'heure, mais à mon avis ça ne tiendra pas une deuxième vision. Et puis il y a le vrai phénomène du film : l'excellent Javier Bardem dans un rôle sur mesure mémorable à la limite de la caricature. Drôle et effrayant à la fois, son visage coiffé d'une coupe au bol à la Mireille Mathieu restera longtemps gravé dans les esprits. Mon jugement est peut-être trop sévère sous le coup de la déception, comme quoi attendre trop d'un film gâche souvent... Mais force est de constater que No country for old men est un film égoïste et sans véritable saveur.

# Posté le mercredi 13 février 2008 03:50

Modifié le lundi 18 février 2008 10:24

DOWN - STONE THE CROW

DOWN
-
Stone the Crow


A bout of deep depression
Can't seem to move it forward
My lying eyes lie awake
Not sure what I am after

I never died before
Can't live what happened yesterday
I never stoned the crow, no

Flip through endless stories
A life of hand-written pain
No one can share this hurt that is mine, mine, mine

I never died before
Can't be what happened yesterday
I shouldn't stone the crow, no

Ride on!
Same old city, same old pain
No matter how I try,
No matter what I say,
I'm blamed, I'm shamed,
I'm judged unfairly

So now I've died before
It feels as bad as yesterday
I never stoned the crow, no
You too have died before
It's more than less of yesterday
I never stoned the crow, stoned the crow, no, no.

# Posté le dimanche 03 février 2008 08:32

28 SEMAINES PLUS TARD

28 SEMAINES PLUS TARD
28 Weeks Later

Un film de Juan Carlos Fresnadillo

Avec Robert Carlyle et Rose Byrne

2007

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Des expériences scientifiques qui tournent mal, un virus qui se propage, une épidémie, l'apocalypse. Le pitch était bidon, et pourtant 28 jours plus tard fonctionnait plutôt pas mal... du moins dans sa première demi-heure. L'errance de Cillian Murphy dans ce Londres déserté restera longtemps gravé dans les mémoires de cinéphiles. Quelques moments de trouille intense, puis les héros quittaient Londres et le film quittait avec eux son meilleur atout pour sombrer dans l'ennui et la platitude. La déception était d'autant plus grande que l'on pouvait s'attendre après ce que l'on avait vu à l'un des tous meilleurs films du genre. Plus on s'éloignait de Londres, plus le film devenait mauvais, à croire que tout le potentiel résidait dans le décor. Certains ont pourtant crié au chef d'oeuvre à sa sortie, étonnamment. Quelques 240 semaines plus tard, soit presque 5 ans, une suite complètement inattendue débarque dans les salles obscures, avec cette fois non plus Danny Boyle à la réalisation, mais un quasi-inconnu au nom peu britannique : Juan Carlos Fresnadillo.

Force est de constater que celui-ci se débrouille bien mieux que son prédécesseur. Le pitch est toujours aussi nul, voire pire, mais c'est pourtant diablement efficace. La tension est cette fois-ci maintenue du début à la fin et on en sort presque ésoufflé. C'est très convenu, certes, mais très réussi aussi. Le scénario se permet quelques fantaisies plutôt comiques, en multipliant les coïncidences et les incohérences, mais le film est du coup bien plus fun et déjanté que le premier opus. Très flippant aussi, très prenant, de sorte que l'on n'a pas le temps de s'ennuyer. Alors oui, il faut mettre ses neurones en stand-by, mais avouons que ça fait du bien de temps en temps, surtout quand comme ici, la qualité est au rendez-vous. Boyle avait un sens de l'espace formidable dans le première demi-heure de son film, le montage était d'une précision remarquable, sa mise en scène était très impressionnante et multipliait les coups de maître. On avait l'impression d'espionner le héros, la caméra de cinéma devenait caméra de surveillance et on se sentait gêné, mal à l'aise mais aussi excité par ce voyeurisme morbide. Fresnadillo hausse d'un cran le réalisme, nous ne sommes plus des témoins impuissants de l'action, nous en faisons partie. La mise en scène est du coup plus approximative (parfois trop), mais toujours aussi efficace, immitant le style de l'opus précédent en lui insufflant une énergie bienvenue. Cependant, la plus grande qualité du film reste son montage : très ciselé, très rapide, très clippesque mais pas esbrouffeux pour un sous, parfaitement rythmé, lacérant l'espace et le mouvement, il agit sur le film comme une piqûre d'adrénaline, l'imprégnant d'un frénétisme éprouvant. Un feu d'artifices, un festival. Malgré son sujet effrayant, 28 semaines plus tard est un véritable plaisir.

Les ficelles du scénario sont grosses comme des maisons et on est pourtant tenu en haleine du début à la fin. Dès les premières images, on est balancé en plein dans le feu de l'action (comme dans le Dawn of the dead de Romero) et aucun répit ne nous sera accordé avant le générique. Ca explose, ça gicle, ça mitraille, ça déchiquète. Ce n'est pas très fin, on sent que c'est une grosse production, mais on s'amuse et ça ne manque pas de qualités cinématographiques. La sauce prend parfaitement et la recette fonctionne à merveille. La psychologie de personnages est réduite au strict minimum (lâcheté, culpabilité, amour...), mais on s'y attache pourtant et ils arrivent même à nous émouvoir. Véritable concentré d'émotions fortes, 28 semaiens plus tard est un paradoxe à lui tout seul qui ne cesse de se contredire. Banal mais surprenant, drôle mais effrayant, il multiplie les moments de pure fantaisie (coïncidences improbables et autres) en appuyant un maximum sur le réalisme de l'esthétique pour renforcer l'immersion. Quelques scènes truculentes (l'hélicoptère qui charcute les zombies), d'autres carrément flippantes, pour un concentré d'adrénaline revitalisant et terrorisant. On en sort complètement décoiffé !

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 04:12

Modifié le dimanche 27 janvier 2008 05:52